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Jane Austen compose son fameux roman Northanger Abbey à partir des phrases suivantes : "Personne ayant jamais vu Catherine Morland dans son enfance ne l'eût supposée née pour être une héroine. Mais n'y avait-il qu'une seule solution ? Menolly, Patrick Duclos, Nicolas Grandemange, Marcel Divianadin (du plus court au plus long)
Dans ses célèbres Sept Contes gothiques, Karen Blixen (Isaac Dinesen) compose sa nouvelle "le Poète" à partir des phrases suivantes : "De nos jours encore, la petite ville danoise de Hirschholm est auréolée d'une atmosphère romantique. Mais n'y avait-il qu'une seule solution ? Jean-Luc Coudray, Bernard Majour, Lucie Chenu, Nicolas F.J. Bally, Marcel Divianadin (avec trois autres auteurs publiés dans l'Oulifan 14)
Au total, 9 nouvelles courtes, en 36 pages sous couverture cartonnée. Une opinion indépendante, et néanmoins rigolote : "(...) Pour être honnête, je commence à me lasser de l'expérience, certes intéressante, mais qui s'avère assez répétitive. Cinq fois les trois mêmes phrases, puis encore quatre fois trois autres... Même si chaque auteur a écrit un récit original, par sa nature même, l'exercice impose des points communs (le nom d'un des personnages, ou une relation père-fille conflictuelle, par exemple) qui finissent par amoindrir la force des textes, pris ensemble. A ne pas lire d'une traite." Sasha, critique sur le site des "Chroniques de l'imaginaire". Une autre opinion indépendante, très personnelle : " Ah ! S'il est des fanzines dont la critique frise la gageure, l'Oulifan est dans la liste de tête. Comment vous expliquer l'Oulifan ? Vous connaissez Solstare, le fascicule de la Nouvelle Académie de Science-Flexion, qui nous fait partager depuis une douzaine d'années les cogitations et trouvailles improbables d'une poignée d'auteurs aussi inspirés qu'espiègles ? Eh bien ! l'Oulifan c'est exactement la même chose, mais tout son contraire ! Pour résumer sauvagement : bien que les deux fanzines aient en commun leur rédacteur en chef / auteur / imprimeur (l'inénarrable professeur Duglo-Bulle) et l'essentiel de leurs auteurs, Solstare est plutôt dans la recherche de contenu alors que l'Oulifan tend vers l'expérimentation de forme. En ce qui concerne les deux volumes de « Revenantes », les auteurs avaient pour contrainte de composer des nouvelles basées sur trois phrases bornes empruntées à des écrits de Sylvia Townsend Warner, de Karen Blixen et de Jane Austen et devant respecter le thème d'appels à texte auxquelles elles seraient soumises. Lorsqu'on sait que deux des phrases imposées se situent respectivement en début et en fin de nouvelle, on mesure toute la difficulté de la tâche. Dix auteurs ont malgré tout relevé le défi et nous ont servi les dix-huit textes constituant les Oulifan n°14 et n°15. Et si l'on ne peut qu'applaudir à l'audace de la démarche, on se demande inévitablement si le résultat aura un intérêt pour le lecteur lambda. Dans cette optique, faisons abstraction de la plus ou moins habile incorporation des contraintes au sein des textes et intéressons-nous seulement aux histoires en soi. Le spectre de la propreté et la fille chat de Jean-Luc Coudray
Le Renouveau du revenant, La Revenante et le Poète et La Revenante et sa soeur jumelle de Nicolas Grandemange
Un air de liberté d'Amandine Robin
Un dernier vers et Une saine éducation de Patrick Duclos
Le Ramoneur de fantômes et Vampi-Romantica de Bernard Majour
Le départ des fées, Châteauroute et Janet et les hommes en noir de Marcel Divianadin
La crypte des songes de Ronan Ledevin
Une fille têtue et Le complexe de Cendrillon de Menolly
Quand on veut tout oublier de Nicolas Bally
Le heurt du réverbère de Lucie Chenu Dans l'ensemble, et bien que desservis par une indifférenciation de thème et de ton qui lancine un peu à la longue, voici deux recueils d'une bonne tenue. Qui plus est, ils sont agrémentés des délicieux dessins de Sébastien Gollut, et leur maquette irréprochable ainsi que leur qualité de présentation (une caractéristique des fascicules édités par le professeur Duglo-Bulle) représentent un atout indéniable. Un bémol toutefois : cette cuvée d'Oulifan tend un peu trop à la littérature pour littérateur. On s'amuse bien entre auteurs, certes, mais il n'est pas certain que beaucoup de lecteurs se prennent aussi au jeu." Neocrate, critique sur le site "Parchemins et Traverses", le 4 novembre 2005. |
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